Cambayrac, le village

 

Installé sur le plateau, à 285 m d'altitude, le villages'ouvre sur de larges horizons. Ases pieds coulent les ruisseaux de Saint-Vincent-Rive-d'Olt et de l'Andorre qui gorgent d'eau ces vallons une grande partie de l'année. La commune couvre une superficie de 739 hectares sur lesquels se trouvent les principaux hameaux qui sont l'Alary, Granel, Grèzes, les Masseries et Trébaïx.

Son nom, "Cambayracus" en 1326, vient du nom propre romain "Cambarius + acum". De la céramique et de nombreuses monnaies romaines ont pu être retrouvées dans le bourg.

Le principal seigneur de Cambayrac fut l'évêque de Cahors. Les seigneurs directs étaient de la famille d'Ante, signalée dès 1282. Au XIVème siècle, la famille de Balenx leur succèda puis les Montaigu ainsi que Pons de Salignac, seigneur du Boulvé et enfin la famille Narcès de Montcuq.

Le petit village est domminé par l'impposante silhouette de l'église. La bâtisse est du XVème siècle, la nef et l'abside romane, la façade du XVIIème ou XVIIIème siècle. En 1749, Antoine de Testard de Folmont souhaite y faire des réparations et c'est son neveu, Monsieur de Folmont, qui les réalisera, notamment le riche habillage du choeur en marbre blanc d'Italie. Les tombeaux édifiés à l'extérieur du portail, sont ceux des bien-faiteurs de l'édifice.

Il vous faudra vous promener dans ces ruelles tranquilles pour découvrir des maisons à l'architecture traditionnelle avec étage sur cave, bolet et pigeonnier. Derrière l'église, une placette a conservé l'ancien "travail à ferrer" communal. Le maréchal-ferrant venait y oeuvrer autrefois. Sa structure en bois supportait les boeufs et vaches, entravés par des fortes sangles trressées, le temps de parer leurs sabots et d'y clouer les fers.

Le  "Cahier de Doléances", établi par les habitants à la veille de la Révolution est l'un des rares témoignages de l'histoire du village. Le tableau dressé de la situation est particulièrement sombre et il semble que le Bas-Quercy ait été "dévasté par des grêles et orages, que la dégradation de leurs côteaux fut terrible et qu'on ne leur connaissait presqu'aucune ressource pour vivre (...)".

La communauté de Cambayrac était alors très misérable.

Intempéries et impôts étaient parmi les fléaux qui accablaient le plus les campagnes et le surnaturel en rajoutait parfois en la personne du diable qui semble avoir oeuvré assidûment ici, laissant dans la mémoire locale nombre de légendes et de superstitions :

"A Cambayrac, le drac était le diable venu dans le pays. On y montrait le puits du drac. Il paraîtrait qu'on ne pouvait passer devant lui sans voir une chèvre blanche ou trois lumières : c'était le diable qui tentait le pauvre monde. On racontait aussi qu'il se faisait cheval, puis centaure et que sa croupe s'allongeait au besoin pour emporter ses victimes (...)".

Ainsi, la petite communauté connut bien des vicissitudes, mais le ciel vint leur donner quelques compensations en la personne de Saint Perdoux...

Le chemin quitte le coeur du village pour suivre la crête du pech et commencer à descendre vers le vallon du ruisseau de Saint-Vincent-Rive-d'Olt.

 

 

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